États-Unis : les pays concernés par les restrictions d’entrée de Donald Trump
Lancées en juin 2025 avec une interdiction complète visant les ressortissants de 12 pays, les restrictions d’entrée décidées par Donald Trump ont depuis été considérablement élargies. Depuis le 1er janvier 2026, les États-Unis appliquent des suspensions complètes ou partielles à des ressortissants de 39 pays. Plusieurs États africains sont concernés, tandis que des exceptions restent prévues pour certaines catégories de voyageurs.
Les restrictions d'entrée aux États-Unis annoncées par Donald Trump en juin 2025 ne concernent plus seulement les 12 pays initialement visés. Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif américain a été élargi et concerne désormais, sous différentes formes, les ressortissants de 39 pays.
Cette évolution est importante pour comprendre la situation actuelle, notamment pour les voyageurs africains, puisque plusieurs pays du continent figurent désormais parmi ceux soumis à une interdiction complète ou à des restrictions partielles de visas.
Tout commence avec 12 pays en juin 2025
Le 4 juin 2025, Donald Trump signe une proclamation présidentielle suspendant l'entrée aux États-Unis des ressortissants de plusieurs pays.
La mesure entre en vigueur le 9 juin 2025.
Douze pays sont alors soumis à une suspension complète :
- Afghanistan ;
- Birmanie (Myanmar) ;
- Tchad ;
- République du Congo ;
- Guinée équatoriale ;
- Érythrée ;
- Haïti ;
- Iran ;
- Libye ;
- Somalie ;
- Soudan ;
- Yémen.
La proclamation concerne à la fois différentes catégories d'immigrants et de non-immigrants, sous réserve des exceptions prévues par le texte.
Sept autres pays étaient initialement soumis à des restrictions partielles
Dans la décision de juin 2025, sept autres États étaient concernés par des restrictions partielles :
- Burundi ;
- Cuba ;
- Laos ;
- Sierra Leone ;
- Togo ;
- Turkménistan ;
- Venezuela.
Pour ces pays, les restrictions concernaient notamment certaines catégories de visas de tourisme, d'affaires, d'études et d'échanges, ainsi que des visas d'immigration.
Pourquoi l'administration Trump a-t-elle pris cette décision ?
L'administration Trump présente ces mesures comme relevant de la sécurité nationale et de la sécurité publique.
Dans la proclamation présidentielle de juin 2025, la Maison-Blanche évoque notamment des insuffisances dans les systèmes d'identification, le partage d'informations, le contrôle des voyageurs ainsi que des taux de dépassement de la durée autorisée de certains visas.
Donald Trump déclarait alors vouloir renforcer les capacités américaines de contrôle avant l'admission de ressortissants étrangers sur le territoire.
Ces justifications ont cependant fait l'objet de critiques de la part d'organisations de défense des droits humains. Amnesty International USA avait notamment dénoncé la mesure de 2025 comme discriminatoire et cruelle.
Il faut donc distinguer la justification avancée par l'administration américaine des critiques formulées par ses opposants et certaines organisations de défense des droits.
Les restrictions ont été fortement élargies pour 2026
La liste de juin 2025 n'est cependant plus suffisante pour comprendre la situation actuelle.
Le 16 décembre 2025, Donald Trump a signé une nouvelle proclamation élargissant les restrictions. Les nouvelles dispositions sont entrées en vigueur le 1er janvier 2026.
Selon le Département d'État américain, les suspensions complètes ou partielles concernent désormais les ressortissants de 39 pays, ainsi que les personnes utilisant certains documents de voyage délivrés ou approuvés par l'Autorité palestinienne.
19 pays sont soumis à une suspension complète
Depuis le 1er janvier 2026, le Département d'État indique une suspension complète de la délivrance de visas, sous réserve des exceptions prévues, pour les ressortissants des 19 pays suivants :
- Afghanistan ;
- Birmanie (Myanmar) ;
- Burkina Faso ;
- Tchad ;
- République du Congo ;
- Guinée équatoriale ;
- Érythrée ;
- Haïti ;
- Iran ;
- Laos ;
- Libye ;
- Mali ;
- Niger ;
- Sierra Leone ;
- Somalie ;
- Soudan du Sud ;
- Soudan ;
- Syrie ;
- Yémen.
Le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Soudan du Sud font notamment partie des pays africains ajoutés au dispositif de restriction complète.
19 autres pays sont soumis à des restrictions partielles
Les États-Unis appliquent également des suspensions partielles à 19 autres pays :
- Angola ;
- Antigua-et-Barbuda ;
- Bénin ;
- Burundi ;
- Côte d'Ivoire ;
- Cuba ;
- Dominique ;
- Gabon ;
- Gambie ;
- Malawi ;
- Mauritanie ;
- Nigeria ;
- Sénégal ;
- Tanzanie ;
- Togo ;
- Tonga ;
- Venezuela ;
- Zambie ;
- Zimbabwe.
Pour ces nationalités, les restrictions concernent notamment les visas visiteurs B-1/B-2, les visas étudiants F et M, les visas d'échange J ainsi que certaines catégories d'immigration.
Le Turkménistan fait l'objet d'un régime différent : la suspension concernant certains visas non-immigrants a été levée, tandis que les restrictions sur les visas d'immigration ont été maintenues.
Plusieurs pays africains directement concernés
L'élargissement du dispositif donne une place importante aux pays africains.
Parmi ceux soumis à une suspension complète figurent notamment le Burkina Faso, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l'Érythrée, la Libye, le Mali, le Niger, la Somalie, le Soudan et le Soudan du Sud.
D'autres, comme l'Angola, le Bénin, le Burundi, la Côte d'Ivoire, le Gabon, la Gambie, le Malawi, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo, la Zambie et le Zimbabwe sont soumis à des restrictions partielles.
Pour les voyageurs concernés, il est donc essentiel de vérifier les règles correspondant précisément à leur nationalité et à la catégorie de visa recherchée avant d'engager une procédure.
Des exceptions restent prévues
Les restrictions ne signifient pas que toute personne possédant la nationalité d'un pays concerné se voit automatiquement refuser l'entrée aux États-Unis dans toutes les circonstances.
La proclamation prévoit plusieurs exceptions.
Elles concernent notamment certains résidents permanents légaux des États-Unis, certains binationaux voyageant avec le passeport d'un pays non concerné, certaines catégories diplomatiques et officielles ainsi que certaines personnes dont le déplacement est considéré comme relevant de l'intérêt national américain.
Coupe du monde 2026 : une exception pour certains participants
Une exception concerne également les grandes compétitions sportives.
Les athlètes, membres d'équipes, entraîneurs, personnels indispensables et certains membres de leur famille voyageant pour participer à la Coupe du monde, aux Jeux olympiques ou à d'autres événements sportifs majeurs peuvent bénéficier d'une exception selon les conditions prévues par les autorités américaines.
Cette disposition est particulièrement importante alors que les États-Unis coorganisent avec le Canada et le Mexique la Coupe du monde de football 2026.
Un visa déjà délivré n'est pas automatiquement annulé
Autre précision importante : la proclamation de décembre 2025 indique qu'un visa immigrant ou non-immigrant délivré avant la date d'entrée en vigueur applicable n'est pas révoqué uniquement sur la base de cette proclamation.
Le dispositif vise notamment les personnes qui se trouvent à l'extérieur des États-Unis à la date d'application des restrictions et qui ne disposent pas d'un visa valide à cette date.
Les situations individuelles peuvent toutefois varier selon la nationalité, le type de visa et les éventuelles exceptions applicables.
Avant de voyager, vérifier les règles officielles
Les règles américaines ont donc considérablement évolué depuis l'annonce initiale de juin 2025.
Un article ou une publication mentionnant uniquement les 12 premiers pays ne reflète plus à lui seul l'ensemble du dispositif en vigueur en 2026.
Pour toute demande de visa ou projet de voyage, il reste recommandé de consulter directement les informations du Département d'État américain et de l'ambassade ou du consulat compétent.
Suivez l'actualité qui influence les entrepreneurs et les professionnels
NS Digital Services met en lumière les informations, transformations et opportunités qui peuvent intéresser les entrepreneurs, entreprises et professionnels.
Vous êtes entrepreneur, dirigeant, professionnel ou porteur de projet ? Rejoignez notre communauté WhatsApp pour développer votre réseau, rencontrer d'autres acteurs et découvrir de nouvelles opportunités.
REJOINDRE LA COMMUNAUTÉ WHATSAPP
Sources et références
- Capital — Donald Trump interdit l'entrée sur le sol américain aux ressortissants de 12 pays.
- Maison-Blanche — Proclamation présidentielle du 4 juin 2025.
- Maison-Blanche — Proclamation présidentielle du 16 décembre 2025.
- Département d'État américain — Restrictions de visas en vigueur depuis janvier 2026.
Articles lies
Ballon d'Or 2026 : c'est confirmé pour Kylian Mbappé, grand rendez-vous ce lundi à Londres
Le suspense touche à sa fin ! Kylian Mbappé sera bien présent ce lundi 26 octobre 2026 à Londres pour la 70e cérémonie du Ballon d'Or. Le Français fig…
Brésil : Lula crée la surprise, remporte la présidentielle avec 51,79 % des voix face à Flavio Bolsonaro
Coup de théâtre au Brésil ! Luiz Inácio Lula da Silva a remporté le second tour de l'élection présidentielle du 25 octobre 2026 avec 51,79 % des suffr…
Cameroun : l'Église catholique de Yaoundé dévoile six grands chantiers, dont la transformation numérique
L'Église catholique de Yaoundé veut se moderniser et répondre aux défis de son époque. À l'issue de la troisième phase du Synode diocésain, clôturée l…