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Décès de Clément Atangana : Alice Nkom critique ses choix mais rend hommage à « son ami »

La disparition de Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel du Cameroun, suscite de nombreuses réactions. Me Alice Nkom lui a consacré un hommage mêlant désaccord politique et attachement personnel : elle critique les décisions du magistrat tout en refusant d’effacer l’homme qu’elle dit avoir connu comme un ami.

NS DIGITAL SERVICES · 5 octobre 2026 · 2 min de lecture

Au lendemain de la disparition de Clément Atangana, Me Alice Nkom a choisi un hommage loin des éloges traditionnels. L'avocate camerounaise et militante des droits humains assume ses critiques envers l'ancien président du Conseil constitutionnel, tout en rappelant la relation personnelle qui les liait.

Clément Atangana est décédé le 4 octobre 2026 en France, à l'âge de 85 ans. Magistrat de carrière, il était le premier président du Conseil constitutionnel depuis la mise en place effective de cette institution en 2018.

« Il reste mon ami »

Dans son message, Alice Nkom revient directement sur le rôle institutionnel du magistrat et sur les décisions auxquelles son nom reste associé.

« Clément Atangana a choisi le côté du pouvoir lorsque l'histoire lui demandait de choisir celui du peuple. Pourtant, malgré tout cela, il reste mon ami. »

Cette appréciation appartient à Me Alice Nkom. Elle reflète son regard sur le parcours de Clément Atangana et, plus largement, ses critiques envers le fonctionnement des institutions politiques et électorales camerounaises.

Des critiques qu'elle refuse d'effacer

L'avocate estime notamment que certaines décisions prises sous la présidence de Clément Atangana ont affecté la confiance d'une partie de la population envers les institutions.

Elle va jusqu'à écrire qu'il aurait prêté sa main à ce qu'elle considère comme « une trahison de la volonté populaire ». Une formulation particulièrement forte, qu'elle présente explicitement comme son appréciation personnelle.

Mais son hommage ne s'arrête pas à ce désaccord politique. Alice Nkom établit une distinction entre les responsabilités exercées par le haut magistrat et la personne qu'elle a connue.

« Je ne veux pas oublier ce que je lui reproche. Mais je ne veux pas non plus oublier l'homme que j'ai connu. »

Une figure centrale du Conseil constitutionnel

Entré dans la magistrature à la fin des années 1960, Clément Atangana a occupé plusieurs responsabilités dans l'appareil judiciaire camerounais avant de prendre la tête du Conseil constitutionnel lors de sa mise en place effective en 2018.

Il a notamment présidé l'institution lors d'importants contentieux électoraux. Son parcours et les décisions rendues sous sa présidence ont suscité des appréciations contrastées dans la classe politique et l'opinion publique.

Dans son dernier message à son ancien collègue, Alice Nkom choisit donc de maintenir cette contradiction : ne pas effacer ses désaccords au moment de sa disparition, mais ne pas réduire non plus Clément Atangana aux seules décisions qu'elle lui reprochait.

Sources et références

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