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Cameroun : Son Excellence Monsieur Paul Biya nomme Rémy Nama président du Conseil constitutionnel après le décès de Clément Atangana

Le Cameroun a un nouveau président du Conseil constitutionnel. Par décret n° 2026/334 signé le vendredi 16 octobre 2026, Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République, a nommé Monsieur Rémy Nama à la tête de cette institution. Il succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre 2026 à Paris, après avoir présidé le Conseil depuis son installation effective en février 2018. Qui est le nouveau président, que prévoit le décret et quelles sont les responsabilités de cette institution ? La nomination et le décès de Clément Atangana sont confirmés par la présidence de la République et plusieurs sources de presse camerounaises.

NS DIGITAL SERVICES · 16 octobre 2026 · 12 min de lecture

Cameroun : Son Excellence Monsieur Paul Biya nomme Rémy Nama président du Conseil constitutionnel après le décès de Clément Atangana

Le Conseil constitutionnel du Cameroun a un nouveau président. Par décret n° 2026/334 signé le vendredi 16 octobre 2026, Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République du Cameroun, a nommé Monsieur Rémy Nama à la tête de cette institution chargée notamment du contrôle de constitutionnalité et du contentieux électoral.

Cette nomination intervient après le décès de Monsieur Clément Atangana, survenu le 4 octobre 2026 à Paris, à l'âge de 85 ans, selon plusieurs médias camerounais.

Clément Atangana était le premier président du Conseil constitutionnel depuis son installation effective en février 2018. Sa disparition a ouvert une période de transition à la tête de l'institution.

Le nouveau président, Rémy Nama, est un magistrat ayant exercé plusieurs responsabilités dans l'administration publique, notamment au sein des services de la présidence de la République.

La nomination du 16 octobre 2026 marque ainsi le premier changement de président depuis l'entrée en fonctionnement effective du Conseil constitutionnel camerounais.

1. Que dit le décret présidentiel n° 2026/334 du 16 octobre 2026 ?

Le décret n° 2026/334 du 16 octobre 2026 porte officiellement nomination du président du Conseil constitutionnel.

Signé à Yaoundé par Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République, le texte comporte deux articles.

Article premier : Monsieur NAMA Rémy est, à compter de la date de signature du décret, nommé président du Conseil constitutionnel.

Article 2 : le décret sera publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.

Le document se fonde notamment sur la Constitution et les textes relatifs à l'organisation, au fonctionnement et au statut des membres du Conseil constitutionnel.

Il fait également référence au décret n° 2026/333 du même jour, portant nomination de deux membres de cette institution.

Consulter le document officiel : Décret n° 2026/334 du 16 octobre 2026 — Présidence de la République du Cameroun.

2. Qui est Monsieur Rémy Nama, le nouveau président du Conseil constitutionnel ?

Rémy Nama est un magistrat camerounais ayant exercé des responsabilités au sein de l'administration de l'État.

Selon les informations publiées par Cameroun Actuel et Lebledparle, il a notamment occupé les fonctions de chargé de mission au Secrétariat général de la présidence de la République, dans le domaine des affaires judiciaires.

La presse camerounaise le présente comme un magistrat hors hiérarchie ayant acquis une expérience dans le traitement de dossiers juridiques et administratifs.

Il aurait également assuré, à partir de 2018, l'intérim à la tête de la division des affaires judiciaires du Secrétariat général de la présidence de la République, selon des informations rapportées par Cameroun Actuel.

Son parcours comprend aussi des fonctions de représentation de la présidence de la République auprès de certains organismes publics.

Il a notamment siégé au conseil d'administration du Parc national de matériel de génie civil, connu sous le nom de MATGENIE.

Les informations publiques consultées ne permettent toutefois pas de reconstituer de manière exhaustive son parcours universitaire, toutes les juridictions dans lesquelles il a exercé ni l'ensemble de ses responsabilités professionnelles.

3. Rémy Nama succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre 2026

La nomination de Rémy Nama intervient douze jours après le décès de Clément Atangana, survenu le dimanche 4 octobre 2026.

Selon plusieurs médias camerounais, l'ancien président du Conseil constitutionnel est décédé à l'Hôpital américain de Paris, en France, à l'âge de 85 ans.

Clément Atangana était né le 20 septembre 1941 à Ngomedzap, dans la région du Centre.

Magistrat de carrière, il avait exercé dans plusieurs juridictions camerounaises avant d'occuper d'importantes fonctions au sein de l'appareil judiciaire.

Il avait été nommé président du Conseil constitutionnel le 7 février 2018, lors de l'installation effective de l'institution.

Il en est resté le premier président jusqu'à son décès en octobre 2026.

Son parcours a notamment été marqué par la présidence des travaux du Conseil constitutionnel lors des élections présidentielles de 2018 et de 2025.

4. Qui a assuré l'intérim après le décès de Clément Atangana ?

Après la disparition de Clément Atangana, le fonctionnement du Conseil constitutionnel s'est poursuivi sous une direction provisoire.

Selon plusieurs médias camerounais, le professeur Paul Nchoji Nkwi, doyen d'âge de l'institution, a assuré l'intérim de la présidence.

Les informations de presse situent le début de cette transition dans les jours ayant suivi le décès du 4 octobre.

La nomination de Rémy Nama, le 16 octobre 2026, permet de pourvoir officiellement la présidence du Conseil constitutionnel.

Cette succession s'inscrit dans les mécanismes prévus pour assurer la continuité des institutions de l'État.

5. Deux décrets présidentiels signés le 16 octobre 2026

La nomination du nouveau président du Conseil constitutionnel s'accompagne d'un autre texte concernant la composition de l'institution.

Deux décrets distincts ont été publiés le 16 octobre 2026 :

  • Décret n° 2026/333 : portant nomination de deux membres du Conseil constitutionnel ;
  • Décret n° 2026/334 : portant nomination de Monsieur Rémy Nama en qualité de président du Conseil constitutionnel.

Selon Cameroun Actuel, le décret n° 2026/333 concerne notamment la nomination de Rémy Nama et d'Abdoulaye Daouda comme membres de l'institution.

Abdoulaye Daouda est présenté comme le successeur de Bah Oumarou Sanda, membre du Conseil constitutionnel décédé en août 2026.

Ces nominations permettent de pourvoir des postes devenus vacants au sein de l'institution.

6. Quel est le rôle du Conseil constitutionnel au Cameroun ?

Le Conseil constitutionnel est une institution prévue par la Constitution camerounaise.

Il est compétent en matière constitutionnelle et exerce plusieurs responsabilités essentielles dans le fonctionnement de l'État.

Selon les informations publiées sur le site officiel de la présidence de la République, ses missions comprennent notamment :

  • Le contrôle de la constitutionnalité des lois, des traités et des accords internationaux dans les conditions prévues par les textes ;
  • L'examen de la conformité constitutionnelle des règlements intérieurs de l'Assemblée nationale et du Sénat ;
  • Le règlement de certains conflits d'attributions entre les institutions de l'État ;
  • Le contrôle de la régularité de l'élection présidentielle, des élections parlementaires et des consultations référendaires ;
  • La proclamation des résultats des consultations électorales relevant de sa compétence.

Le Conseil constitutionnel occupe ainsi une place importante dans le fonctionnement institutionnel du Cameroun.

7. Combien de membres compte le Conseil constitutionnel ?

Le Conseil constitutionnel camerounais comprend onze membres.

Selon les dispositions constitutionnelles présentées par la présidence de la République, les membres sont nommés par le président de la République, sur la base de désignations effectuées par plusieurs autorités et institutions.

La répartition prévue comprend :

  • Trois membres, dont le président du Conseil, désignés par le président de la République ;
  • Trois membres désignés par le président de l'Assemblée nationale, après avis du bureau ;
  • Trois membres désignés par le président du Sénat, après avis du bureau ;
  • Deux membres désignés par le Conseil supérieur de la magistrature.

Le mandat des membres est fixé à six ans et peut être renouvelé dans les conditions prévues par les textes.

Cette organisation encadre la composition et le renouvellement de l'institution.

8. Pourquoi la présidence du Conseil constitutionnel est-elle importante ?

Le président du Conseil constitutionnel dirige les travaux de l'institution dans le respect des procédures prévues par la Constitution et les lois applicables.

La fonction est particulièrement importante lorsque le Conseil examine des questions constitutionnelles ou des recours électoraux relevant de sa compétence.

Au Cameroun, le Conseil constitutionnel intervient notamment dans la régularité des élections présidentielles et parlementaires.

Il est également chargé de proclamer les résultats des scrutins pour lesquels la Constitution et les lois lui attribuent cette compétence.

Le président de l'institution occupe donc une position centrale dans l'organisation de ses travaux.

La nomination d'un nouveau président ne modifie pas, à elle seule, les pouvoirs constitutionnels du Conseil.

9. Une institution devenue opérationnelle en février 2018

Le Conseil constitutionnel a été prévu par la révision constitutionnelle du 18 janvier 1996.

Son installation effective est toutefois intervenue en février 2018, avec la nomination de ses premiers membres et de son premier président.

Clément Atangana avait alors été désigné pour diriger cette institution.

Depuis son entrée en fonctionnement, le Conseil constitutionnel est intervenu dans plusieurs dossiers constitutionnels et électoraux.

Il a notamment été au centre de l'actualité lors des élections présidentielles de 2018 et de 2025.

La nomination de Rémy Nama constitue ainsi le premier changement à la présidence du Conseil depuis sa mise en fonctionnement effective.

10. Quels enjeux attendent le nouveau président ?

Rémy Nama prend la tête du Conseil constitutionnel dans un contexte où les questions institutionnelles et électorales occupent une place importante dans le débat public camerounais.

Parmi les principaux sujets susceptibles de mobiliser l'institution figurent :

  • La continuité du fonctionnement du Conseil ;
  • L'examen des recours et des affaires relevant de sa compétence ;
  • Le respect des procédures constitutionnelles ;
  • La publication et la compréhension des décisions ;
  • Le traitement des éventuels contentieux liés aux prochaines consultations électorales.

Les élections législatives et municipales sont évoquées dans la presse comme des échéances politiques attendues en 2027, sous réserve du calendrier officiel applicable.

Les responsabilités exactes du Conseil constitutionnel devront être appréciées conformément aux compétences qui lui sont attribuées par les textes.

11. La question de l'indépendance du Conseil constitutionnel

La nomination d'un nouveau président du Conseil constitutionnel intervient dans un environnement où l'indépendance des institutions fait régulièrement l'objet de discussions publiques.

Le parcours de Rémy Nama au sein des services de la présidence de la République est notamment relevé par plusieurs médias camerounais.

Certains commentateurs y voient un élément de continuité administrative, tandis que d'autres soulèvent des interrogations concernant les garanties d'indépendance institutionnelle.

Ces appréciations doivent être distinguées des faits établis par le décret de nomination.

Le parcours professionnel antérieur d'un responsable ne permet pas, à lui seul, de déterminer la manière dont il exercera ses nouvelles fonctions.

L'activité du Conseil constitutionnel pourra être examinée à travers ses décisions, le respect des procédures et les règles juridiques qui encadrent son fonctionnement.

12. Les dates importantes à retenir

  • 18 janvier 1996 : la révision constitutionnelle prévoit la création du Conseil constitutionnel ;
  • 7 février 2018 : nomination de Clément Atangana comme premier président du Conseil constitutionnel ;
  • 4 octobre 2026 : décès de Clément Atangana à Paris, selon les informations rapportées par la presse ;
  • Début octobre 2026 : le professeur Paul Nchoji Nkwi assure provisoirement la direction de l'institution ;
  • 16 octobre 2026 : signature du décret n° 2026/333 portant nomination de deux membres du Conseil constitutionnel ;
  • 16 octobre 2026 : signature du décret n° 2026/334 nommant Monsieur Rémy Nama président du Conseil constitutionnel.

13. Ce qu'il faut retenir

  • Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République du Cameroun, a nommé Rémy Nama président du Conseil constitutionnel le 16 octobre 2026 ;
  • La nomination est officialisée par le décret n° 2026/334 ;
  • Rémy Nama succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre 2026 ;
  • Le nouveau président est un magistrat ayant exercé au sein des services de la présidence de la République ;
  • Le Conseil constitutionnel compte onze membres ;
  • Il exerce notamment des compétences relatives à la constitutionnalité des lois et à certains contentieux électoraux ;
  • Cette nomination marque le premier changement de président depuis l'installation effective du Conseil en 2018.

Conclusion : une nouvelle étape pour le Conseil constitutionnel du Cameroun

La nomination de Monsieur Rémy Nama à la présidence du Conseil constitutionnel marque une nouvelle étape dans le fonctionnement de cette institution camerounaise.

Le décret n° 2026/334 du 16 octobre 2026, signé par Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République, permet de pourvoir le poste devenu vacant après le décès de Clément Atangana.

Premier président du Conseil depuis son installation effective en 2018, Clément Atangana laisse derrière lui une institution qui occupe une place importante dans le fonctionnement constitutionnel et électoral du Cameroun.

Le nouveau président devra conduire les travaux du Conseil dans le cadre des compétences et des procédures prévues par les textes.

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